Urbanisme – Le nouveau quartier Lyon Confluence

Ecologie, mixité emploi-habitat, transports doux… Aux nouveaux besoins des citadins répond un nouveau concept de quartier. Lyon Confluence représente ainsi un nouveau concept de quartier, à la fois “vert” et ouvert au transport multimodal, offrant un mix de bureaux et d’habitations, et permettant de doubler la superficie de l’hypercentre de l’agglomération lyonnaise.

Une agglomération qui a su mettre en valeur un grand nombre de sites et de territoires porteurs, avec une stratégie tertiaire novatrice, autour d’un grand hub : Lyon Part-Dieu. Un nœud central directement connecté aux autres sites économiques majeurs de la métropole : Lyon Confluence, Lyon Gerland et le Carré de Soie, trois quartiers qui marquent l’émergence d’un nouveau concept de quartier, en phase avec les besoins économiques, écologiques et de qualité de vie d’une grande agglomération du XXIe siècle. Trois quartiers qui peuvent aussi s’inspirer d’un autre projet, celui du pôle de compétitivité Lyonbiopôle.

L’ambition affichée par les concepteurs de Lyon-Confluence est d’ailleurs claire : accueillir de nouveaux habitants et salariés en centre-ville, dans un quartier dense et apaisé, le tout valorisé par la construction de logements dans un nouveau lieu de prestige. Il s’agira par ailleurs d’aménager un site multimodal avec accès au réseau de métro, ligne de tramway et halte ferroviaire en bord de Saône. doit suivre le projet Confluence 2, un nouveau quartier éco-compatible Grenelle de l’Environnement qui doit voir le jour entre 2009 et 2019.

Hypercentre doublé : si Confluence est un prototype parfait de ces quartiers nouvelle génération, c’est aussi parce qu’il en symbolise la raison d’être : devenir des centres-villes bis, à la fois concurrents et complémentaires des centres plus historiques. Confluence, l’un des plus grands projets urbains d’extension du centre-ville en Europe, permet ainsi à Lyon de doubler progressivement la surface de son hypercentre. Etendu sur 150 hectares.

Une situation privilégiée, donc, qui attire décideurs et investisseurs. La première phase du projet représente ainsi 400 000 m2 (40 % du bâti global prévu) dont 250 000 m2 de tertiaire et équipements répartis côté Saône, depuis l’ancien port Rambaud reconverti jusqu’à la gare de Perrache. Les atouts de la Confluence ont aussi séduit des grands groupes tels Cardinal, Eiffage, GDF-Suez, le siège de GL Events (secteur événementiel), l’Hôtel de région Rhône-Alpes (livraison en 2011), la direction régionale de la Banque de France, qui devrait ouvrir en 2012, tout comme la table du chef étoilé Nicolas Lebec. Au total, près de 7 000 salariés se seront installés à la Confluence d’ici 2014. Ce nouveau quartier est donc non seulement un quartier d’affaires, mais également un quartier à vivre. Confluence compte sur son pôle de loisirs et de commerces d’Unibail-Rodamco (ouverture en mars 2012), ainsi que sur ses îlots mixtes HQE réalisés par douze équipes d’architectes de renom, pour attirer décideurs et investisseurs. Les investissements se chiffrent à ce jour à 1,5 milliard d’euros, dont 64 % portés par des investisseurs privés.

Le Japon investit 50 millions d’euros dans le projet smart community de Lyon Confluence.

Jeudi 15 décembre, l’agence publique japonaise de soutien à l’innovation New Energy and Industrial Technology Development Organization (NEDO) et la communauté urbaine du Grand Lyon ont signé une convention historique concernant le nouveau quartier lyonnais Confluence. Au programme : le déploiement du premier démonstrateur européen de « smart community » au cœur de cet écoquartier en devenir. Après deux ans d’attente, la NEDO – rattachée au ministère de l’environnement nippon – a ainsi confirmé le financement du projet, à hauteur de 50 millions d’euros sur quatre ans. L’entreprise nipponne Toshiba a été désignée pour être le chef d’orchestre d’un consortium d’entreprises qui équiperont les bâtiments de Confluence sur 150 hectares.

Mutualisation des ressources et production locale d’énergie : le déploiement de ce réseau intelligent à l’échelle du quartier passe par différents projets. La construction de bâtiments à énergie positive tout d’abord, dont le premier sera un bâtiment mixte de 12 000 m2 au sein duquel l’énergie produite en excès le week-end sera transférée vers les logements. Les installations bureautiques seront partagés entre les entreprises et ces dernières auront accès un à parc mutualisé de véhicules électriques en autopartage, qui devront être alimentés par de l’énergie d’origine photovoltaïque produite sur les toits des bâtiments. Les habitants seront de leur côté équipés de box énergie pour gérer au mieux leur consommation. Enfin, l’ensemble de ces consommations seront reliées entre elles afin de les optimiser en fonction des besoins des usagers de tout le quartier. La participation citoyenne sera, selon ses protagonistes, la clé du succès de ce projet scruté par de nombreuses villes à travers le monde.

Sources : http://www.cleantechrepublic.com/2012/01/02/japon-50-millions-euros-smart-community-lyon-confluence/

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